À l’ère des réseaux sociaux, les fausses informations se propagent rapidement. Les émotions et les convictions personnelles prennent souvent plus de poids que les faits, en particulier en ligne. De nouvelles recherches examinent comment la désinformation – ces contenus que les gens partagent sans savoir qu’ils sont erronés – se propage et comment y mettre un terme. Une équipe de chercheurs a étudié plusieurs cas très médiatisés, notamment la pandémie de COVID-19, les dernières élections américaines et le débat sur le changement climatique.
Prof. Gabriele Lenzini, directeur du groupe de recherche IRiSC au SnT de l’Université du Luxembourg, a une formation en informatique et étudie l’impact de la dimension humaine sur les systèmes techniques, en particulier la cybersécurité. Il met en garde contre une simplification excessive du problème. « Nous devons résister à la tentation de juger les publications comme étant simplement vraies ou fausses », dit-il. Traiter cela comme une question binaire rend trop facile de confier le problème à des outils d’IA, ce qui n’est pas la solution. Il s’agit plutôt d’aider les gens à penser de manière critique et à s’engager dans un débat démocratique.