SÉRIE DE CONFÉRENCES DU GROUPE DE TRAVAIL « HUMANITÉS ET RELIGION »
Résumé
Parmi les transformations contemporaines du soi, la plus inquiétante est peut-être celle de la réification de l’humain qui compromet les conditions d’une énonciation subjective et provoque angoisse, dépressions, passages à l’acte violents. Curieusement, ce qui manque au sujet contemporain pour se constituer comme sujet proprement humain en dépit des mutations technologiques et idéologiques est…le vide. Le vide est en nous en raison de l’étoffe langagière de notre subjectivité. Une écologie du milieu humain passe nécessairement par la réévaluation de ce que le sujet humain doit aux intervalles, interstices, failles et fêlures qui le constituent en tant qu’être parlant. Le lien social dépend de la place que nous savons ou pas accorder au vide. Afin que le vide ne prenne pas la forme de la destruction ou de la table rase, il importe de retrouver la puissance transformatrice qui est la sienne.
Conférencière

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